Aujourd’hui j’aimerai partager avec vous quelques lois fondamentales qui sont souvent citées dans les grands ouvrages et méthodes d’organisation personnelle, histoire d’une part de pouvoir y référer les prochains articles (pour vous facilier la lecture), mais également pour vous aider à mieux comprendre ces concepts.

1. La loi de Murphy

Qui n’a jamais parlé du la loi de Murphy, qui veut qu’un problème ne vienne pas seul, ou plus précisément « Anything that can go wrong, will go wrong » (tout ce qui doit tourner mal, tournera mal). Dans le contexte de l’organisation personnelle, cette loi vous invite à toujours prévoir une marge de manoeuvre quand vous planifiez vos taches.

2. La loi de Pareto

Autrement appelée la loi du 80/20, c’est un principe qui veut que généralement, 80% des résultats sont produits par 20% des efforts, par exemple pour la réalisation d’un nouveau projet, c’est souvent les 20% du temps du début du projet, qui produisent l’essentiel de la richesse, le restant n’apportant qu’une fraction limité du bénéfice attendu.

3. Le principe de Laborit

Probablement mon principe préféré, avec la loi de Murphy, c’est une loi qui régie le principe lié à un phénomène connu de tous, la procrastination. Cette loi repose sur le principe que le cerveau de l’être humain à besoin de récompense régulières et à court terme, qu’il est donc plus stimulant de travailler sur de petites taches, qui apporte plus vite une satisfaction rapide, que sur de gros projets, qui mettent du temps à se concrétiser.

A travers ce concept repose selon moi deux sujets distincts :

  • La nécessité de voir des progrès rapides, même sur des projets de grande envergure
  • Le besoin d’organiser son temps en pensant bien à privilégier d’abord les gros sujets.

Dans le premier cas, l’idée est ici de découper les gros projets en plus petits segments, rapidement atteignables, pour visualiser la progression possible.

Dans le second, c’est d’éviter de ne faire que des micro-avancées non significatives, au détriment des sujet plus importants, mais souvent plus fastidieux.

4. La loi de Parkinson

Ici on parle à nouveau de gestion du temps, mais sur un aspect moins « attendu » que sur certaines autres loi.

Cette loi établie par Cyril Northcote Parkinson, explique que peu importe le type de tache sur laquelle vous allez vous mettre, celle-ci aura systématiquement tendance à occuper l’ensemble du temps disponible, nous avons la fâcheuse habitude de vouloir aller souvent trop loin dans le détail sur nos taches, nous empêchant d’aller à l’essentiel, pour meubler le temps en quelque sorte.

5. La loi de Newton

Cette loi de la physique, qui veut qu’un corps statique à tendance à le rester, là où un corps en mouvement aura tendance à rester d’une manière ou d’une autre, s’applique aussi à l’organisation personnelle, dans le sens où la mise en route sur une tache est toujours complexe si on part arrêté, par contre une fois lancé, nous avons la capacité d’avancer plus facilement.

L’exemple classique étant celui de vos sessions de sport, il est toujours très difficile de s’y mettre, mais une fois qu’on a commencé sérieusement, on ne peut plus s’arrêter.

6. La loi de Carlson

Cette loi est relative aux interruptions et au multitasking, c’est le fait de pouvoir être plus efficace si on traite un sujet en une seule fois sans être interrompu et sans chercher à multiplier les taches en parallèle, que si on morcelle son travaille ou qu’on se fait couper (les managers doivent comprendre de quoi je parle 😉).

7. La loi de Fraisse

Le temps est subjectif, en fonction de l’intérêt que vous porter au sujet en cours, et c’est là encore un idée qui se retrouve derrière le phénomène de procrastination, on a toujours tendance à privilégier les activités interessantes (pour lesquelles le temps passe vite) à celle importantes mais pas forcément passionnantes (qui nous donnerons l’impression que le temps passe plus lentement).

8. La loi d’Illich

« La productivité diminue avec le temps qui passe ».

Cela peut paraitre évident pour certains, mais c’est une loi qui permet d’identifier à partir de quel moment il n’est plus rentable de travailler sur un sujet.

2 exemples :

  • Vous travaillez sur un business plan, les 2 premières heures sont passées très vites et vous avez produit une grande quantité d’informations, puis, petit à petit votre cerveau s’essoufle et vous produisez moi. Parfois après une pause cela tend à se résorber, mais jamais entièrement
  • Pour les développeur : Vous travaillez depuis des heures sur un bug sans en trouver la solution, même si vous avez bien commencé, au début vous avez rapidement identifié le problème, évalué des pistes de corrections, et puis au bout d’un moment vous n’y arrivez plus, puis vient un de vos collègues, ou vous laissez passer une nuit, et la solution final s’impose d’elle même, parce que vous avez eu le temps de reposer le sujet

Au final, le travail intellectuel est très proche du sport, vous avez plus d’énergie quand vous commencez un marathon que quand vous le terminez, et c’est tout à fait normal, il en est de même pour notre cerveau.

Bonus : 9. La loi de Hiftstadter

Celle-ci est bonus, parce qu’elle vient partiellement en contradiction avec certaines autres lois 😁

Même si la loi de Murphy tends à vous inviter à prévoir de la marge, il faudra toujours plus de temps que prévu, charge à vous de limiter la casse, en provisionnant suffisamment de temps pour avancer, tout en gardant en tête que la probabilité que le temps alloué ne soit pas suffisant est hautement probable, cela vous permet de fait de vous habituer à l’idée qu’un plan ne peut pas se dérouler sans accroc, et que les imprévus font partie de la vie.

Show CommentsClose Comments

Leave a comment